Combien de fois ai-je entendu : « Vous vous occupez trop des autres, pensez aussi à vous. », » Vous faites trop de choses pour les autres, faites maintenant des choses pour vous. »?
Si l’idée est généreuse et que l’intention est bonne. S’il est important d’apprendre à s’aimer comme on aime les autres ou comme dit Jésus : » Aimes ton prochain comme toi-même », il me semble que ces invitations peuvent faire l’inverse de ce que l’on souhaitait.
Car si j’ai tant fait pour les autres qu’il faut maintenant que je fasse des choses pour moi, il n’en demeure pas moins que c’est toujours moi qui fait les choses. Nous restons dans la même dynamique. La seule chose qui change c’est le destinataire. Vous me direz : » C’est déjà ça ! ». Mais allons plus loin. Quand on s’est tant donné aux autres, ce que nous attendons n’est-ce pas que l’on nous donne aussi à notre tour ? Quand on a tant pris soin des autres, n’attendons-nous pas que l’on prenne soin de nous ? Cela suppose de développer des relations qui aillent dans un sens comme dans l’autre. J’ai pris soin de vous. Et si aujourd’hui, vous aussi, vous preniez soin de moi ? Non pour être quitte. Mais parce que j’ai besoin de cette relation avec vous et que, j’espère, vous aussi.
Alors, je vous le dis : » Vous vous occupez tellement des autres, vous avez le droit vous aussi à ce que l’on prenne soin de vous. »
Et si cela n’est pas fait, osez le demander!
